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Le prix de la déraison

Long métrage
Documentaire
1 x 90min
fr
Majoritaire
Le prix de la déraison

Réalisation (BRU)

Production (BE)

Date de sortie

2019

Montant investi par le fonds

€19.000 (Janvier 2019)

Statut

Production
Synopsis:

Le film commence ainsi. Nous suivons Gaëlle dans les petites situations de la vie qui font émerger l’absence de sa fille, afin de saisir ses fragilités et son désir qui est celui de retrouver sa fille. Ensuite, naturellement, son rapport à la religion est installé.

Nous la voyons dans sa famille. La parole sert la narration lors d’un repas dominical où la famille livre des points de vue contradictoires sur l’histoire de Gaëlle et notamment sur sa conversion à l’islam. C’est une séquence importante qui révèle le caractère des personnages, et donne une lecture intimiste des raisons qui l’ont poussée à se convertir. C’est une forme de révélation.

A ce stade de l’histoire, nous suivons Gaëlle chez son avocat qui fait le point sur la situation juridique de notre protagoniste. Il parle de radicalisation et surtout de Syrie. C’est la première fois que son passé de djihadiste est évoqué. Les raisons qui séparent Gaëlle de sa fille sont clarifiées. L’avocat lui rappelle la prison, ses liens passés avec Daesh et sa condamnation avec sursis pour enlèvement d’enfant.

Son radicalisme et son voyage en Syrie sont dévoilés lors d’une retraite spirituelle soufiste qu’elle va réaliser avec une amie de la famille, convertie comme elle. Je peux alors utiliser le flashback et la présenter comme djihadiste devant la parole froide, clinique de la Cour d’appel de Bruxelles. Ses hésitations, ses regrets, ses larmes la présentent comme une repentie.

Nous revenons dans le présent avec la rencontre comme point d’orgue entre Gaëlle et son mentor soufi. On mesure le chemin parcouru entre le moment de son départ vers la Syrie et aujourd’hui. Le Sheikh Hamidi Ben Aissa est persuadé que le soufisme est une alternative au salafisme djihadiste. Ici, des interactions, des échanges entre musulmans auront lieu. Gaëlle racontera surement son histoire à des participantes. Dans une séquence avec un ami de l’école qui est homosexuel, Gaëlle mesure encore le chemin intérieur à parcourir pour avancer vers plus de tolérance. Même si elle peut vivre à côté d’homosexuels, elle reconnait qu’elle a de la méfiance pour une chose considérée comme contre-nature.

Quel a été le prix à payer pour toute la famille, tel est le cœur de la séquence suivante. Les parents de Gaëlle racontent leurs déboires et leurs espoirs. La famille dans cette séquence reste unie et le besoin de témoigner pour se rendre utiles auprès des jeunes, la rende fière d’elle-même. C’est la première fois depuis longtemps. Lors de la séquence de témoignage de Gaëlle à l’association Vie féminine, Gaëlle raconte les violences subies par les femmes en Syrie. Elle se définit comme féministe et regrette de ne pas avoir connu le soufisme plus tôt dans sa vie.

Plus tard, Gaëlle anxieuse, se prépare chez son avocat à défendre son dossier chez la juge pour récupérer la garde de sa fille. Gaëlle devrait obtenir un droit de visite. L’audience chez la juge, se déroulera avec une issue incertaine.

Réalisation (BRU):
Production (BE):
Scénariste (BRU):
Author (BRU):
Sociétés bruxelloises:
Release date:
décembre 2019
Montant investi par le fonds:
€19000 (Janvier 2019)
Nombre d'épisode:
1
Tournage à Bruxelles:
4 / 20jours
Fabrication à Bruxelles:
53 / 53jours
fund