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Mardi, 9 février 2021
Eve Duchemin ©Cinergie et Alex Helfrecht

11 projets sur 13 majoritaires belges sélectionnés lors de la 15ème session du screen.brussels fund

Le secteur de l’audiovisuel est – comme tant d’autres – toujours affecté par la situation sanitaire. Plus que jamais, les investissements dans les contenus soutiennent activement l’emploi et le carnet de commande des entreprises de la filière.  

Pour sa 15è session d’investissement, le screen.brussels fund injecte ainsi 1,1 million d’euros dans la production de 13 projets, majoritairement belges, et innovants en matières de technologie numérique. Voici le détail de cette nouvelle sélection :  

4 longs-métrages de fiction dont 1 en production virtuelle.

Chiennes de vie

Long métrage en production légère produit par Helicotronc (Saint-Gilles), réalisé et écrit par Xavier Seron (Bruxelles). Pour rappel, les productions légères sont des projets de films de fiction initiés grâce à  un soutien de 100.000 € du CCA de la Fédération Wallonie-Bruxelles sur base d’un simple synopsis avec la contrainte ultime de livrer le film dans les 24 mois.  « Chiennes de vie »,  ce sont trois histoires de chiens qui s'entremêlent et dépeignent avec humour les êtres humains, leurs doutes, leurs rêves, leur solitude et leur quête d'amour. Un projet qui entrainera 20 jours de tournages et la totalité de sa post-production à Bruxelles, soit 87 jours. Et qui comptera sur une équipe de 42 technicien.ne.ss bruxellois.e.s.

Temps mort

Produit par Kwassa Films (Bruxelles). Ce long métrage est écrit et réalisé par Eve Duchemin (Bruxelles) qui signe son premier long métrage de fiction après le succès de  « En Bataille, portrait d’une directrice de prison », documentaire à  l’origine de ce projet de fiction, et Magritte du meilleur documentaire 2017. A noter que Eve Duchemin a pu développer son long métrage grâce au Boostcamp 2017, workshop pour les femmes réalisatrices, dont screen.brussels a été un partenaire fidèle et actif.  Le pitch : la prison leur a accordé une permission de sortie. Pour la première fois depuis longtemps, trois détenus vont se retrouver dehors pour le weekend. 48h pour atterrir.48h pour renouer avec leurs proches.48h pour rattraper le temps perdu. Ce film est tourné majoritairement dans des quartiers typiques de Bruxelles (20/37 jours). Il y est également post produit (80/160 jours). En tout, près de 67 technicien.ne.s bruxellois.e.s vont travailler sur ce film soit 5 équivalents temps plein.

The Chapel

Produit par Savage Film (Zaventem). Ce long métrage est réalisé et scénarisé par Dominique Deruddere (Los Angeles). "The Chapel" c’est l'histoire de Jennifer Rogiers, une jeune pianiste virtuose qui participe au célèbre Concours Reine Elisabeth. Lors de ce véritable événement, les 12 finalistes sont isolés dans « la chapelle » pendant sept jours. Tout contact avec le monde extérieur est interdit. Lia souffre du stress de la compétition et de l'isolement. De mauvais souvenirs du passé refont surface. Ce film est essentiellement tourné à  Bruxelles (32 jours) et toute la post production se fait à  Bruxelles également (60 jours). 25 technicien.ne.s bruxellois.e.s sont engagés sur ce projet.

Wintereisse 

Ce long métrage très particulier, à  la frontière entre l’animation et le live action, est produit par Wrong Men (Bruxelles). Ecrit et mis en scène par la réalisatrice Alex Helfrecht (Londres) ce film musical et sans dialogue  est inspirée de l’œuvre classique des 24 lieder de Schubert «Winterreise ». Il raconte l’histoire d’un jeune homme rejeté par la femme qu’il aime et banni de la société. Il est dès lors contraint de errer à  travers les montagnes, la neige et la glace: un voyage qui aura pour issue la mort ou une nouvelle vie. 

Un des intérêt de ce projet repose sur sa technique de fabrication en production virtuelle qui marie plusieurs techniques y compris la rotoscopie. La prévisualisation et la planification de scènes se fera via la suite créative Dreams de Sony fonctionnant entièrement sur PlayStation. Elle permettra de créer l’univers magique du film (ville fortifiée, haies à l’ancienne, champs, fleuves, vallées, montagnes …) sans jamais avoir à filmer en extérieur. Les équipes artistiques et techniques seront capables de créer tous les environnements du film en temps réel, en déterminant l'éclairage, la chorégraphie et la position de la caméra avant le tournage. Elles pourront se promener dans les décors du film, en enfilant un casque de réalité virtuelle. 

Ce projet à  la dimension technique importante  entraînera ainsi 2.000 jours de post production à  Bruxelles (VFX, mixage, montage son et bruitage).

2 séries

Des gens bien

Produit par Helicotronc (Bruxelles). Cette série pour la télévision (RTBF, Arte…) est réalisée, scénarisée et écrite par Matthieu Donck, Benjamin D’Aoust et Stéphane Bergmans, les trois Bruxellois auteurs de La Trêve.  Cette nouvelle série, c’est l’histoire de Tom et Laura Leroy, un couple de trentenaires endettés, qui décide de monter une arnaque à l’assurance vie pour récupérer l’argent de la prime et recommencer leur vie au soleil. C’est l’histoire de Philippe, un flic qui aurait pu tout arrêter mais qui meurt accidentellement. C’est l’histoire de Cathy, une courtière en assurance qui se met à enquêter contre vents et marées... C’est l’histoire d’une petite communauté frontalière, laissée de côté par la modernité, qui ne veut pas voir le mal qui la ronge. C’est une histoire de dominos qui tombent et que rien n’arrête. C’est l’histoire de gens bien qui ne voulaient faire de mal à personne. La série comptera 25 jours de tournage à Bruxelles et 150 jours de post-production. Au niveau de l’équipe, on compte avec les réalisateurs et les chef.fe.s de poste, 59 technicien.ne.s bruxellois.e.s sur cette série, soit 13 équivalents temps plein.

Frangines 

Produit par Beluga Tree et Girafeo (Bruxelles). Cette websérie de 10 x 10 minutes destinée à Auvio est écrit et réalisée par Laurent Dryon et co-écrite avec Stefan Hougaerts et Anouchka Walewyk, tous trois Bruxellois. À la recherche d’un héritage qui leur est dû, deux jeunes sœurs retrouveront quelque chose de bien plus précieux : l’amour d’un père et une famille recomposée. La websérie est tournée majoritairement à  Bruxelles (16/19 jours), où  s’effectue l’intégralité de la post production (20 jours). L’équipe,  entièrement bruxelloise, comptera 50 technicien.ne.s.

2 projets d'animation

Ante Chris  

Produit par Squarefish (Bruxelles). Cette websérie d’animation (15 x 2 minutes) est réalisée par Bruno Chaix et Christopher Cittadini (Bruxelles) et écrit par Gihef (Bruxelles). Adaptation d’un univers existant sous la forme d’un webcomic, créee par Gihef, auteur de BD belge (Enchaînés, L'envers des contes, Greenwich Village...), cette série met en scène Chris, un gosse de 8 ans ayant des penchants sataniques... avec un certain recul, les bêtises de Chris semblent absurdes et sans conséquence et cela en fait une comédie humoristique familiale avec aussi pas mal de références aux films d'horreur. Ce projet intégralement fabriqué à Bruxelles mobilisera 6 technicien.ne.s bruxelloise.s.

Elli

Ce long métrage d’animation est produit par Belga Productions (Braine-l'Alleud). Il est réalisé et scénarisé par Jesper Moller (Danemark) et Piet De Ryckers (Anvers). Quand Elli, un petit fantôme sans famille qui est à la recherche de nouveaux amis, frappe à la porte d’un train fantôme qui abritent des résidents assez inhabituels, elle attire sans le vouloir sur eux l’attention du « monde extérieur ». Elle doit faire équipe avec ces monstres pour sauver non seulement le futur du Train Fantôme, mais aussi sa seule chance d’avoir enfin sa propre famille. Cette coproduction entre la Belgique le Canda et l’Allemagne entraînera 390 jours de fabrication à Bruxelles et mobilisera 21 technicien.ne.s bruxellois.e.s au studio McGuff (Ixelles).

4 documentaires

Détruitre rajeunit

Ce long métrage documentaire est produit par YC Aligator Film (Bruxelles) et réalisé et écrit par Benjamin Hennot. Détruire rajeunit ou  la grève du siècle par celles et ceux qui l'ont vécue. Le documentaire pose ses caméras durant 30 des 35 jours de tournage à Bruxelles, où se déroule la totalité de la post production (120 jours). Le projet compte sur l’appui de 10 technicien.ne.s bruxellois.e.s.

Nenets vs gaz 

Ce long métrage documentaire est produit par Domino Production (Ixelles), réalisé et écrit par Sergio Ghizzardi. Au cœur de l’Arctique, la péninsule de Yamal est le symbole de l’hyperpuissance énergétique russe. En 2020, ce sera la plus grande zone d’exploitation gazière au monde. A Yamal, les Nenets cheminent en transhumance du nord au sud de la péninsule depuis plus de 200 générations. Pourront-ils survivre à toute cette convoitise et à cette surindustrialisation ? Western polaire et environnemental, ce film documentaire nous confronte à l’émergence de la route maritime du Nord et à la disparition de l’ultime route de transhumance sibérienne. Le succès de l’un peut précipiter l’extinction de l’autre. Le projet entraînera la quasi-totalité de la post production à Bruxelles, - 108 jours sur 115, tandis que 8 technicien.e.s bruxelloise.s. sont engagés sur ce long métrage. 

Paola

Produit par Alizé Production (Bruxelles). Ce documentaire est réalisé par Nicolas Delvaulx (Bruxelles). Il est le premier documentaire à  retracer le parcours complet et intime de la Reine Paola mais raconté par la Reine elle- même. Jamais une reine de Belgique n’a raconté sa vie et à  fortiori en télévision. Aujourd’hui, la Reine Paola accepte de le faire de manière affranchie, sans tabous…pour l’Histoire. La vie de la Reine Paola, ce sont 60 années d’histoire publique et intime jusqu’ici méconnues. Ce documentaire est tourné majoritairement à Bruxelles (15/20 jours), mais y est également post-produit (50/50 jours), et compte sur le travail de 5 technicien.ne.s bruxellois.e.s.

Rising up at night 

Produit par Twenty Nine Studio & Production (Bruxelles). Ce long métrage documentaire est réalisé par Nelson Makengo (Congo) dont le précédant documentaire « Up at night » a été sélectionné à  Sundance en 2019. Alors que le Congo lance la construction de la plus grande centrale électrique d'Afrique sur le fleuve Congo, Kinshasa est dans l'obscurité et la population lutte pour l'accès à la lumière. La post-production s'étale sur 80 jours et se déroule entièrement à Bruxelles, tandis que 6 technicien.ne.s bruxellois.e.s seront engagés sur le documentaire.

1 projet en réalité virtuelle

The Werewolf experience

Produit par Stacka (Koekelberg). Ce projet en réalité virtuelle est réalisé par Christopher Morrison (Bruxelles), écrit, par Iona Matei (Bruxelles), Jef Dehouse (Scharbeek) ainsi que par Christopher Morrison. The Werewolf Experience est une histoire cinématographique interactive où le public se met dans la peau d'un loup-garou. Vous chassez le cerf blanc sacré qui est censé guérir toutes les maladies pour tenter de mettre fin à votre règne de terreur en tant que loup-garou. Le projet comprend un tournage essentiellement basé à  Bruxelles (170/290 jours), et la totalité de la post-production, ainsi que 12 technicien.ne.s bruxellois.e.s soit 6 équivalents temps plein à l’œuvre.

Des projets majoritaires belges

Sur les 13 projets retenus, 11 sont majoritairement financés par des sociétés de productions belges : Chiennes de vie, Temps morts, The Chapel, Des gens bien, Frangines, Ante Chris, Détruire rajeunitNenetz vs gaz, Paola le droit de la révolte, Rising up at Night, The Werewolf Experience. Une conséquence directe de la difficulté de monter des projets de co-production internationale en raison de la situation sanitaire, impliquant un certain repli sur les productions nationales.

Formats numériques

On note parmi les projets sélectionnés une variété de formats faisant la part belle au numérique : deux webséries Frangines (en live action)  et Ante Chris  (animation), une production en réalité virtuelle The Werewolf Experience et le long métrage hybride Winterreise , tourné à  grand renfort de production virtuelle. 

Retour de 10 M€

En investissant 1.121.500€ dans la production de contenu, la Région de Bruxelles-Capitale via le screen.brussels fund pourra compter sur un retour de près de 10,5 M€ de dépenses audiovisuelles structurantes. Soit un retour de 8,4 € par Euro investi.   

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