Back to top
Printer-friendly version
Mercredi, 27 juin 2018
SamSam

Des séries, de l’animation, du documentaire et du long-métrage au programme de la 7ème session de screen.brussels

Le screen.brussels fund a retenu 11 projets de coproduction qui mettent Bruxelles et son secteur audiovisuel à l’honneur. Un investissement d’un million d’euros qui consolide entre autre le travail de la Brussels Animation Valley. Et qui entraînera un retour de dépenses à hauteur de 8.430.000 euros, soit de 843%.

4 longs-métrages de fiction dont 1 en animation

Adorables

Produit par Beluga Tree (Bruxelles). Retour derrière la caméra pour Solange Cicurel après Faut pas lui direpour une nouvelle comédie où Emma et son ex-mari Victor sont les adorables parents d’une adorable Lila de 14 ans. Éduquée dans la bienveillance, suivant les principes de la communication non-violente et des méthodes scandinaves alternatives, le petit ange se transforme inexorablement… en adolescente. Les parents vont alors devoir changer leur fusil d’épaule et passer de la communication à la loi du talion : œil pour œil, dent pour dent ! Les 30 jours de tournages que compte le film s’effectuent entièrement à Bruxelles où se déroule l’histoire, et l’équipe de tournage (une trentaine de technicien.ne.s) est quasi exclusivement bruxelloise. Viennent contribuer également Eye-Lite (Schaerbeek) pour les caméras et l’éclairage, KGS (Schaerbeek) pour la machinerie, Caviar (Bruxelles), au montage image et VFX et Boxon (Ixelles) comme studio son. Pour donner la réplique à Elsa Zylberstein (A bras ouverts, Il y a longtemps que je t’aime, Mina Tannenbaum, on retrouve les comédiennes bruxelloises Tania Garbarski (Faut pas lui dire, Vive les vacances, La face cachée, Le tango des Rashevski) et Stéphanie Crayencour (Faut pas lui dire, Les visiteurs, la révolution, Les hommes de l’ombre).

Elke Derde Donderdag

Produit par W2 (Gand). Quand Cathy, femme au foyer et mère de deux enfants apprend qu’elle est condamnée par un cancer du sein, elle décide de tout planifier pour sa succession : faire de sa propre sœur une future compagne pour son mari et mère de substitution pour ses enfants. Récit poétique et burlesque d’une femme naviguant contre l’adversité, au rythme du groupe de soutien – tous les troisièmes jeudis du mois – auquel Cathy s’accroche. Ce long métrage de fiction se déroule entièrement à Bruxelles, où se tiennent les 30 jours de tournage. En tout, huit technicien.ne.s bruxellois sont mis à l’ouvrage, de même que les sociétés bruxelloises Dame Blanche (Etterbeek) pour les SFX et la post-production image, le Studio L’Équipe (Evere) pour la post-production son, Eye-Lite (Schaerbeek) pour l’éclairage, Vantage (Forest) aux caméras et KGS (Schaerbeek) pour la machinerie. Le réalisateur gantois Willem Wallyn (De 16)dirigera un casting de premier choix avec les Bruxellois.es Maaike Neuville (Zagros,Code 37, Van Vlees & Bloed, Avec ma mère à la mer), Jan Hammenecker (Tango Libre, Témoins, Beau Séjour) et Gilles de Schryver (Code 37, Hasta la vista)donnant la réplique à Barbara Sarafian, Joke Devynck, Tom Vermeir et Bouli Lanners entre autre.

Lola vers la mer

Produit par Wrong Men (Saint-Gilles). Lola, 18 ans, vit dans un foyer et se bat pour obtenir son diplôme d’assistant vétérinaire. Lorsqu’elle perd sa mère qu’elle voyait en cachette, son père Philippe s’arrange pour qu’elle rate la cérémonie. Deux ans auparavant, Philippe l’avait rejetée de la maison familiale, quand Lola s’appelait encore Lionel. Ce drame en forme de road-moviebilingue (français et néerlandais) est le second long-métrage du réalisateur bruxellois Laurent Micheli - après Even Lovers Get The Blues. Il dirigera une équipe parmi laquelle on retrouve une trentaine de technicien.ne.s de la Capitale. KGS (Schaerbeek)s’occupera des machineries tandis que Dame Blanche (Etterbeek) et le Studio L’Équipe (Evere) effectueront respectivement le montage son et image. Figurent au casting Benoît Magimel (Marseille, La Pianiste, La French)et Mya Bollaers, actrice nonprofessionnelle transgenre.

SamSam

Produit par La Compagnie Cinématographique (Saint-Gilles). Après avoir parcouru le monde en bande-dessinée et en télévision, SamSam le petit héros cosmique arrive au cinéma. Cette adaptation pour le grand écran est réalisée par le français Tanguy de Kermel qui avait déjà signé la série animée. La fabrication des aventures de SamSam et de son amie Méga pour sauver la SamPlanète se fera pour moitié dans les studios de MacGuff Bruxelles (Ixelles), près d’une trentaine d’animateur.trice.s au travail pendant un an (260 jours). De quoi poursuivre, alimenter et asseoir le développement de la Brussels Animation Valley.

3 séries télés, dont 1 d’animation

Lucas etc., saison 2

Produit par Narrativ Nation (Bruxelles). La famille recomposée de Lucas déménage dans une grande maison : nouveau quartier, nouveaux amis, nouveaux voisins… et nouveaux conflits ! On retrouve ainsi Lucas pour une seconde saison en 27 fois 7 minutes, dans une production toute bruxelloise. L’ensemble du tournage se déroule à Bruxelles (36 jours), les réalisateurs bruxellois de la première saison Jérôme Dernovoi et Lionel Delhaye rempilent, avec une équipe d’environ 65 techniciens bruxellois. Un projet de série qui remplit également les carnets de commande de Eye-Lite (Schaerbeek) pour les caméra et éclairages, KGS (Schaerbeek) pour la machinerie, Audiosense (Evere) au son, le laboratoire de Cobalt (Bruxelles), Demute (Koekelberg) à la post-production son et enfin Take Five (Saint-Gilles) en régie. L’équipe artistique est également toute bruxelloise, avec en plus des réalisateurs Benjamin Torrini et Xavier Vairé au scénario et le casting de la première saison : Hugo Gonzalez, Elliot Goldberg, Angelo Dello Spedale, Chloé Von Arx, Alexandre Von Sivers, Salomé Dewaels et Juliette Gillis.

Unité 42, saison 2

Produit par Left Field Ventures (Ixelles). Après le grand succès de la première saison (340.000 spectateurs en moyenne en Belgique, 3,1 millions en prime time sur France 2), voici que l’Unité 42 reprend du service pour résoudre des enquêtes liées à la cyber criminalité à Bruxelles. Derrière chaque affaire, derrière chaque écran, c’est avant tout un drame humain qui se joue. Encore une fois, la série pose la Région comme décor central et comme personnage, y consacrant 60 sur les 80 jours de tournage. Une vingtaine de technicien.ne.s bruxellois.es sont placé.e.s sous la direction de trois réalisateurs dont deux Bruxellois - Hendrick Moonen et Pieter Van Hees, plus l’Anversois Matthieu Mortelmans. Julie Bertrand et Xavier Vairé, tous deux bruxellois également, co-signent le scénario avec Charlotte Joulia et Sammy Fransquet (Wallonie). Les acteurs de la première saison que l’on retrouve ici : Patrick Ridremont, Constance Gay et Tom Audenaert seront secondés par plusieurs comédien.ne.s bruxelois.es comme Nola Tilman, Roda Fawaz, Hélène Theunissen, Danitza Athanassiadis entre autres. Le plateau continuera de refléter le brassage propre à la Capitale et fonctionnera en trois langues (casting, réalisateurs équipe multilingue). Le projet est soutenu par le Fonds Série RTBF/Fédération Wallonie-Bruxelles.

Panda dans la brume, saison 2

Produit par Vivi Films (Koekelberg). Pour cette nouvelle fournée d’épisodes, on retrouve les histoires caustiques des pandas créés par Tignous en bande-dessinée. Après l’assassinat du dessinateur lors de l’attentat de Charlie Hebdo en janvier 2015, François Rollin a adapté ces personnages dans une série animée qui traite de politique et de société sans retenue aucune. Ainsi, une bonne dizaine de technicien.ne.s et artistes de la Région sont mis à l’ouvrage pour 60 jours de fabrication à Bruxelles, répartis dans les studios de Squarefish (Molenbeek) et Studio Souza (Koekelberg). Résultat : 30 épisodes de deux minutes réalisés par les français Thierry Garance et Juan Rordiguez et écrits par François Rollin, Vincent Dedienne, Sophia Aram et Christophe Alévêque, qui contribuent à la consolidation de la Brussels Animation Valley.

3 documentaires

Bruxelles-Brussel Ville-Monde

Produit par Image Création (Ixelles). Long-métrage documentaire qui investit l’espace public de la Capitale, Bruxelles-Brussel Ville-Mondeest une immersion (bilingue) dans les rues, ruelles, places, et impasses qui racontent l’histoire autant qu’elles soulignent les enjeux et mutations de Bruxelles. Pour ce faire, près d’une dizaine de technicien.ne.s de la Capitale suivront durant les 20 jours de tournage la direction de Luc Jabon, réalisateur et scénariste belge à qui l’on doit Les Survivantsou les scripts du Maître de musique, de La Promesseainsi que de nombreux documentaires sur la musique, le cinéma et l’art en général. Ce documentaire plaçant la région en protagoniste, 75 minutes durant, sera en outre projeté lors de la Fête de l’Iris 2019 à l’occasion des 30 ans de la Régions de Bruxelles-Capitale. Le montage, mixage et laboratoire resteront également à Bruxelles aurpès d’Equinoxe (Ixelles) Dada studio et ADN studio (Schaerbeek).

Kanal

Produit par Les Invités productions (Schaerbeek). Le compte à rebours est lancé, avant que l’ancien garage Citroën ne devienne l’esquisse du Kanal, le futur centre d’art moderne et contemporain situé au bord du Canal de Bruxelles. Le documentaire éponyme s’attache à nous dévoiler comment vivent tous ceux qui, de près ou de loin, sont concernés par ce projet immense : artistes, commanditaires, curateurs, scénographes, architectes, mais aussi politiciens, anciens ouvriers de Citroën et riverains. L’ensemble de l’équipe (15 personnes) est bruxelloise, avec Gaëtan Saint-Rémy à la réalisation, tandis que la machinerie et l’éclairage sont fournis par Axis One (Evere) et KGS (Schaerbeek), le matériel son par Audiosense (Evere) et que la post-production image et son est réalisée par ADN Studio (Schaerbeek). Un coup de projecteur sur un événement et un lieu bruxellois à portée internationale.

Dragon Women

Produit par Savage Films (Molenbeek). Qui sont ces dragon women, ces femmes ultra stigmatisées qui gravitent dans le hautes sphères de la finance ? Dresser leur portrait intimiste, au cœur des banques d’investissement de Paris de Londres ou de New York nous permet de revisiter le plafond de verre que rencontre encore les femmes aujourd’hui, et d’éclairer cette face cachée du pouvoir et de la réussite. Ce long-métrage documentaire ambitieux est emmené par Frédérique de Montblanc, jeune réalisatrice et scénographe bruxelloise. Une dizaine de technicien.enne.s de Bruxelles l’accompagneront pour le tournage (international) et la post-production image dans la Capitale. Sont mobilisés à cet effet les studios de The Fridge (Molenbeek), Studio L’Équipe (Evere) pour le sous-titrage, ainsi que The Black Sheep et Chocolat Noisette (Bruxelles) respectivement pour le matériel image et son.

Un unitaire en format spécial pour la télévision

La foire agricole

Produit par Panique !(Saint-Gilles). Dans un format spécial de 26 minutes pour la télévision, Cowboy, Cheval et Indien poursuivent leurs aventures qui les placent à la veille de la grande Foire agricole. Cheval, qui a glissé sur son skate board ne se souvient plus où il a caché les tickets de la foire achetés pour Indien et Cowboy… Avec 50 jours de fabrication dans les studios d’Anderlecht, ce projet de Panique au villagemobilise nombre des talents bruxellois : Stéphane Aubier au côté de Vincent Patar (Wallonie) à la réalisation et les mêmes plus Vincent Tavier (Bruxelles) au scénario. En tout, cinq technicien.ne.s dont le chef opérateur de cette animation en stop-motion, avec les voix des Bruxellois Fred Janin, Bruce Ellison, Nicolas Buysse et Philippe Resimont ou de Benoît Poelvoorde (Wallonie). Eye-Lite (Schaerbeek) fournit l’éclairage et les caméras, Cobalt (Bruxelles) se charge du montage et Alea Jacta (Saint-Gilles) du montage image. Le projet La foire agricolea également reçu le soutien de Wallimage.

La Brussels Animation Valley[1]continue de remplir son carnet de commande

Les projets soutenus par screen.brussels lors de cette session permettent en effet de consolider la réputation des studios bruxellois d’animation et leurs diverses spécialités en 2D, 3D, stop-motion. Ainsi, les studios de Squarefish (Molenbeek), Studio Souza (Koekelberg), Mac Guff Bruxelles (Ixelles) voient leur planning de travail des prochains mois bien remplis : 370 jours cumulés et 45 techniciens mobilisés.

Des productions quasi exclusivement bruxelloises et majoritaires belges…

Sur les 11 projets, 10 sont portés par des producteurs installés en Région de Bruxelles-Capitale. On note également que 9 de ces projets sont des majoritaires belges. Plus de la moitié (9 sur les 16) des réalisateurs sont des Bruxellois, dont deux femmes (Solange Cicurel pour Adorables, et Frédérique de Montblanc pour Dragon Women).

…qui reflètent Bruxelles

Dans cette session, l’intégralité des projets en live action se déroulent à Bruxelles (Elke Derde Donderdag, Lola vers la mer,Adorables, Lucas etc., Unité 42 et les documentaires Kanal et Bruxelles-Brussel Ville-Monde). Notre Région est encore une fois mobilisée en termes de décors et mise à l’honneur. Sa singularité, son multiculturalisme et sa renommée internationale y seront exploités, avec des projets oscillant entre différentes langues, cultures et lieux emblématiques de Bruxelles.

Retour payant dans l’économie bruxelloise

En participant au financement de ces 11 projets, screen.brussels enclenche un effet de levier conséquent pour l’emploi et l’économie de la Capitale. Ainsi, pour un euro engagé, 8,43 euros seront dépensés en salaire de techniciens ou en factures émises par des sociétés établies en Région de Bruxelles-Capitale.

[1]Depuis quelques années, plusieurs studios d’animation se sont installées le long du Canal, ce qui a engendré le surnom de l’Animation Valley bruxelloise.

  • fund