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Mercredi, 14 mars 2018
Where is Anne Frank © Ari Folman

A travers sa 6ème session, screen.brussels investit 1 million € dans 10 projets

Le screen.brussels fund a retenu 10 projets de coproduction qui mettent Bruxelles et son secteur audiovisuel à l’honneur. Et cela à travers des documentaires qui prennent notre Capitale et son patrimoine artistique et social comme sujet, ou par la mise en valeur de son territoire par de nombreux jours de tournage, ou qu’enfin par l’implication de nos artistes et sociétés de production et post-production dans des productions de grande ampleur. Les projets dans lesquel screen.brussels a décidé d’investir contribuent ainsi à placer la Région bruxelloise sur la carte de l’audiovisuel international.

4 longs-métrages de fiction dont 1 en animation.

Five is The Perfect Number

Produit par Potemkino (Bruxelles). Ce projet italien, premier film de l’artiste Igort nous emporte dans les rues de Naples où Peppino, un tueur à gage à la retraite, chercher à venger le meurtre sanglant de son fils à l’aide de son vieil ami Totò et de Rita, qu’il n’a jamais cessé d’aimer. Le réalisateur adapte ici à l’écran sa bande-dessinée éponyme qui a remporté un grand succès et de nombreux prix internationaux, dont le Book of the Year (2003) de la Frankfurt Book Fair. On note la présence de stars italiennes et internationales au casting comme Toni Servillo (La Grande Belezza) et Valeria Golino (Respiro, 36 quai des Orfèvres) en tête. Toute la post-production est effectuée à Bruxelles, chez The Fridge (Koekelberg) pour les VFX et le montage et Sonicville (Koekelberg) au son.

La Frontière

Produit par Versus Production (Liège). Axelle, Conso et Dominique n’ont rien en commun, si ce n’est que tous les jours, ensemble, elles traversent la frontière entre la France et la Belgique. Et que pour vivre dignement d’un côté (à Roubaix) elles se prostituent de l’autre (en Belgique). Long-métrage dramatique réalisé par le bruxellois Frédéric Fonteyne (Tango Libre, Une liaison pornographique, La femme de Gilles), ce projet met 35 techniciens de la capitale au travail et mobilise les équipes de KGS (Schaerbeek) pour la machinerie, Sonicville (Koekelberg) au montage et à la post-synchronisation, ADN Studio (Schaerbeek) aux génériques et Agent (Schaerbeek) au laboratoire. On note la présence au casting des deux actrices et réalisatrices françaises Sara Forestier (L’esquive, Combien tu m’aimes, Primaire, La tête haute) et Noémie Lvovski (Demain et les autres jours, Camille redouble, Les sentiments) au côté d’Annabelle Lengronne (La fine équipe, Mercuriales) ainsi que de nombreux rôles secondaires campés par des Bruxellois. Les connaisseurs reconnaîtront aussi la Cité Modèle à Laeken qui accueillera deux jours de tournage.

Ma mère est folle

Produit par Nexus Factory (Forest). Cette comédie porte à l’écran la fantasque histoire de la tout aussi fantasque Nina, entre Paris, Bruxelles et Amsterdam à essayer de renouer les liens avec son fils, transporter et revendre du cannabis avec un chanteur à demi SDF… entre absurdité et cocasserie ce film est le dernier opus de Diane Kurys (Diabolo menthe, Les enfants du siècle, Sagan) qui met en scène Fanny Ardant (Ridicule, 8 femmes, Vivement Dimanche !) et le chanteur Vianney ou encore Arielle Dombasle et Patrick Chesnais. A leur côté, le tout jeune bruxellois Jules Rotenberg incarnera Nono, un des rôles principaux. Une belle partie du tournage est effectué à Bruxelles (17 jours sur 30) et 35 techniciens sont mobilisés, comme le sont Audiosense (Evere) pour le matériel son, Backstage (Schaerbeek) pour la Détection, Boxon (Ixelles) au mixage et bruitage, le Studio L’Equipe (Evere) pour la post-production image et UFX (Ixelles) pour les effets numériques. Le film a également reçu le soutien de Wallimage.

Where is Anne Frank ?

Produit par Walking The Dog (Genk). Nouveau long-métrage d’animation de Ari Folman (Valse avec Bachir, The Congress, Horseboy) adapte le célèbre Journal d’Anne Frank en donnant vie à Kitty, son amie imaginaire, dans l’Europe d’aujourd’hui. Avec 345 jours de fabrication à Bruxelles et 25 techniciens animateurs à l’ouvrage, ce projet place résolument la Capitale sur la carte européenne de l’animation. De quoi valoriser l’expertise de nos studios et sociétés spécialisées dans le domaine comme l’Enclume (Koekelberg), et Squarefish (Molenbeek) pour l’animation, The Fridge et Sonicville (Koekelberg) respectivement à la post-production image et son. Le projet a par ailleurs obtenu le soutien de Screen Flanders.

2 séries télés internationales :

Les Misérables

Produit par CZAR (Molenbeek). Depuis sa publication en 1862, l’œuvre de Hugo n’a rien perdu de sa puissance narrative ni de son succès populaire et demeure une ode au courage et à l’amour en dépit de l’injustice. Andrew Davies, le prolifique scénariste anglais (War and Peace, House of Cards, Mr Selfridge) adapte ce monument de la littérature dans une minisérie de 6x52min pour la BBC. La production viendra poser ses caméras à Bruxelles pour 28 jours, avec Tom Shankland (The Missing) à la réalisation et 35 techniciens bruxellois. On notera aussi que plus d’une 20aine de petits rôles et figurations seront tenus par des acteurs de Bruxelles, qui pourront donner la réplique à Dominic West (The Square, The Wire, The Affair), David Oyelowo (Selma, Nightingale) ou Lily Collins (Mirror, Mirror,). La série est également soutenue par Screen Flanders.

Zone blanche, saison 2

Produit par BE films (Ixelles). Après le succès de la première saison, Zone blanche, la série policière à succès signe une seconde saison toujours centrée sur les habitants de Villefranche, une petite ville française isolée de toute communication (gsm, gps etc.). La série met ainsi au travail 22 techniciens et artistes bruxellois et s’adjoint le concours de UFX (Ixelles) pour les effets spéciaux, de Sonicville et Backstage (Koekelberg) pour le montage son et la post-synchronisation. Au casting, à côté de Thomas Doret et Renaud Rutten, on retrouve de la saison 1 les bruxellois Laurent Capelutto (Faut pas lui dire, Le cœur en braille, Les revenants) et Olivier Bonjour (Unité 42, Ennemi public, Comment j’ai rencontré mon père).

4 longs-métrages documentaires

Bains publics

Produit par Altitude 100 Production (Saint-Gilles). Long-métrage documentaire qui nous plonge - littéralement – dans un lieu emblématique et vivant de la capitale : Les Bains de Bruxelles. Quelques 65 ans après sa création dans le cœur des Marolles, les deux bassins de natation et douches publiques accueillent toujours un véritable melting pot bruxellois de personnes d’âge, d’origine et de classes sociales les plus variés. Menée par une réalisatrice bruxelloise, Kita Bauchet, l’équipe toute bruxelloise a tourné exclusivement dans l’enceinte des bains et ses environs directs. On compte aussi la participation d’Aléa Jacta (Saint-Gilles) à la post-production son, celle des studios d’enregistrement de Rec and Roll (Schaerbeek), du laboratoire du Studio l’Equipe (Evere) et de l’étalonnage chez Mikros Image (Schaerbeek).

Nos aubes perdues

Produit par Néon Rouge (Laeken). Immersion au cœur de l’unité des jeunes délinquants de la prison de Saint-Hubert, ce long-métrage documentaire nous fait découvrir une dizaine d’adolescents incarcérés pour des peines de longue durée ainsi que le personnel qui les encadre, une année durant, suivant la mise en place d’un nouveau projet pédagogique. On retrouve une équipe en grande partie bruxelloise, tous les chefs de poste menés par Eric d’Agostino (La Nef des fous) à la réalisation, tandis que sont mises à contributions des jeunes (et moins jeunes) sociétés bruxelloises comme All In (Koelekberg) pour le montage, Pics and Sound (Ixelles) en post-production son, Audiosense (Evere) à la location du matériel son, et Eye Lites (Schaerbeek) à la location des caméras, Studio l’Equipe (Evere) à la post-production image et son, The Fridge (Molenbeek) et Charbon Studio (Forest) à la post-production image.

Remember Souvenir

Produit par Artémis Production (Schaerbeek). A travers ce long-métrage documentaire, nous parcourrons l'ancien siège désaffecté de la firme Solvay en compagnie de l'artiste Denis Meyers. En remplissant à la bombe toutes les surfaces disponibles, il crée une œuvre hors-norme et éphémère dans ce dédale labyrinthique détruit quelque temps après. Ce projet, né de manière spontanée, a désormais acquis une assise bruxelloise professionnelle avec, en plus de la production par Artemis, huit techniciens dont les deux réalisateurs (Nicolas Dedecker et Benoit Baudson) et Les productions du radiant (Schaerbeek) et le Studio l’Equipe (Evere) en post-production son et image.

Totems et Tabous

Produit par Simple Productions (Bruxelles). Dans les couloirs vides du Musée Royal d’Afrique Centrale (MRAC) de Belgique en pleine rénovation, on entend la voix d’un fantôme qui hante les lieux. Et qui questionne à travers ce documentaire l’histoire de la colonisation, du patrimoine africain, de la réconciliation entre l’Europe et ses colonies… Ce projet qui sera diffusé fin 2018 au moment de la réouverture du MRAC sur de nombreuses télévisions (RTBF, VRT, ARTE…) et dans les pays coproducteurs (Suisse et Pays-Bas). L’équipe compte 9 bruxellois dont Daniel Cattier à la réalisation. Ce sont le Studio l’Equipe et Axis One (Evere) qui s’occupent respectivement de la post-production image et son et de la location du matériel.

Les producteurs bruxellois à pied d’œuvre

Sur les 10 projets, 8 sont portés par des producteurs installés en Région de Bruxelles-Capitale. Les deux autres sont produits respectivement par un producteur wallon et un flamand. On note également que 6 de ces projets sont des majoritaires belges, les 4 autres étant des coproduction avec l’international.

La Brussels animation valley prend du galon

Qu’il s’agisse de fabrication (Where is Anne Frank? de Ari Folman) ou de post-production (5 is the perfect number), les sociétés bruxelloises spécialisées sont engagées dans des projets d’envergure internationale qui font honneur à leur réputation. Plusieurs d’entre elles sont d’ailleurs installées le long du Canal, ce qui a engendré le surnom de l’animation valley bruxelloise.

Retour payant dans l’économie bruxelloise

En participant au financement de ces 10 projets, screen.brussels enclenche un effet de levier conséquent pour l’emploi et l’économie de la Capitale. Ainsi, pour un euro engagé, 7,85€ seront dépensés en salaire de techniciens ou en factures aux sociétés établis en Région de Bruxelles-Capitale.

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